Mardi 23 septembre 2008
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Compte rendu de la Rencontre des signataires de la motion « Pour une révolution démocratique »
du 22 septembre à l’assemblée nationale
Ce rassemblement consacre la proximité idéologique entre les deux contributions, « combattre et proposer » et « la ligne claire », dans une même cohérence intellectuelle.
Cette cohérence est aussi celle des équipes et marque la volonté de faire une place de choix à la nouvelle génération.
Vincent Peillon, le premier intervenant, invite tous les participants à faire un grand congrès afin de juguler le problème de cohérence
idéologique au sein du PS. Il s’agit de construire une ligue du mieux à gauche au détriment du plus ou moins de gauche, dans un souci permanent de revoir nos fondamentaux. En cohérence
avec la volonté de Ségolène Royal de remettre le débat au cœur du congrès, au delà de la simple question des personnes, il annonce que Gérard Collomb est le premier signataire de la motion
« Pour une révolution démocratique ».
Gérard Collomb : « Ce congrès est celui de la recherche de cohérence ». Il est en effet impossible selon lui de faire l’impasse sur les dernières présidentielles et ne pas
porter un nouveau regard sur le social, mettre fin aux promesses non tenues, formuler des alternatives crédibles. Pour faire gagner ce projet nous devons créer une dynamique, faire grandir le
rassemblement et afficher un front uni au dessus des luttes intestines. Cette attitude permettra de tirer tout le monde vers le haut.
Après cette intervention de Gérard, se succèdent tour à tour Jean Noël Guérini, Louis Mermaz, Gaétan Gorce et Manuel Valls. Leurs interventions insistent
sur le besoin de dégager des points forts dans la motion afin de renvoyer au débat. L’immigration, le développement durable, un parti ouvert, les alliances, l’Europe, le monde,
la vie chère, la France métissée et le social. Sur toutes ces questions nous devons sortir du catastrophisme et formuler des propositions concrètes pour faire
apparaître clairement la façon dont on finance ces défis. Il s’agit de formuler un contre pouvoir crédible au gouvernement de droite.
La volonté d’un renouvellement est marquée : organisationnel, idéologique et générationnel. Pour soutenir la
dynamique du congrès il proposent de lancer un travail en commission afin de produire des argumentaires, soutiens aux débats évitant trop de volatilité des échanges.
David Assouline et Patrick Menucci interviennent sur les actions concrètes à réalisé dans les prochains jours : signature en ligne dès mercredi , publication d’une liste de 1000
signataires lors du dépôt de la motion (20 à 30 noms par fédération), information permanente.
Nous devons lancer dans les 15 prochains jours la tenue d’une AG de motion dans chaque département animé par une personnalité nationale.
La deadline est fixée au 8 Octobre. Chaque département doit remonter, par note écrite, l’état de ses forces en présence d’ici la fin de la semaine en cours.
Ségolène Royal conclu ce cycle d’échanges par un rappel sur la fermeté de nos positions. Le monde change de plus en plus vite et nous
devons faire une véritable révolution afin d’éviter d’être en dehors du débat et de l’actualité. Nous devons, dit elle, prendre tout le champ et fixer des nouveaux points de
repères.
« Nous ne pouvons faire l’impasse sur les élection présidentielles. Pas de remise à zéro des compteurs. Les 17 M d’électeurs qui ont validé notre projet sont la base, un
élan pour notre projet de changement de la société ».
« Pour ce congrès tout cela suppose d’avoir un comportement exemplaire au dessus des attaques et d’y répondre avec fermeté , humour
parfois, en montrant toujours des expériences de terrains qui illustrent nos propos ».
Pour finir son propos, Ségolène Royal nous invite à nous projeter dans l’après congrès, d’impliquer les français dans notre démarche et de pointer du
doigt en permanence les errements du sarkozysme.
Un point sur le Zénith de samedi prochain. « Nous avons un besoin de fraternité dans ces moments de combats. Un moment pour mettre
en lumière la France que nous voulons et celle que nous ne voulons pas » . Il s’agit d’un engagement pris par Ségolène au moment de la campagne en remerciement des artistes et des
militants. "Un moment de gravité et de chaleur"