Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 23:10
Le porte-parole du PS Julien Dray a annoncé qu’il rejoignait la motion de Ségolène Royal qui porte, selon lui, «toutes les idées nécessaires à un rassemblement novateur»;
«J’appelle toutes celles et tous ceux qui, au long des derniers mois, ont partagé mon combat à s’engager dans cette même démarche, pour que le seul gagnant de ce congrès soit le Parti socialiste et qu’enfin une opposition digne de ce nom puisse exister»
, poursuit le député de l’Essonne dans un communiqué.

Pour Moscovici ce sera Delanoë, ses partisans réagissent... Lire absolument http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/09/23/la-fin-de-laventure-moscovici-la-deception-de-ses-partisans/


Déclaration de Gaétan Gorce
http://gorce.typepad.fr/

Par osd
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 13:23

 

Compte rendu de la Rencontre des signataires de la motion « Pour une révolution démocratique » du 22 septembre à l’assemblée nationale

 

 

Ce rassemblement consacre la proximité idéologique entre les deux contributions, « combattre et proposer » et « la ligne claire », dans une même cohérence intellectuelle. Cette cohérence est aussi celle des équipes  et marque la volonté de faire une place de choix à la nouvelle génération.

 

Vincent Peillon, le premier intervenant, invite tous les participants à faire un grand congrès afin de juguler le problème de cohérence idéologique au sein du PS. Il s’agit de construire une ligue du mieux à gauche au détriment du plus ou moins de gauche, dans un souci permanent de revoir nos fondamentaux. En cohérence avec la volonté de Ségolène Royal de remettre le débat au cœur du congrès, au delà de la simple question des personnes, il annonce que Gérard Collomb est le premier signataire de la motion « Pour une révolution démocratique ».

 

Gérard Collomb : « Ce congrès est celui de la recherche de cohérence ». Il est en effet impossible selon lui de faire l’impasse sur les dernières présidentielles et ne pas porter un nouveau regard sur le social, mettre fin aux promesses non tenues, formuler des alternatives crédibles. Pour faire gagner ce projet nous devons créer une dynamique, faire grandir le rassemblement et afficher un front uni au dessus des luttes intestines. Cette attitude permettra de tirer tout le monde vers le haut.

 

Après cette intervention de Gérard, se succèdent tour à tour Jean Noël Guérini, Louis Mermaz, Gaétan Gorce et Manuel Valls. Leurs interventions insistent sur le besoin de dégager des points forts dans la motion afin de renvoyer au débat. L’immigration, le développement durable, un parti ouvert, les alliances, l’Europe, le monde, la vie chère, la France métissée et le social. Sur toutes ces questions nous devons sortir du catastrophisme et formuler des propositions concrètes pour faire apparaître clairement la façon dont on finance ces défis. Il s’agit de formuler un contre pouvoir crédible au gouvernement de droite.

La volonté d’un renouvellement est marquée : organisationnel, idéologique et générationnel. Pour soutenir la dynamique du congrès il proposent de lancer un travail en commission afin de produire des argumentaires, soutiens aux débats évitant trop de volatilité des échanges.

 

David Assouline et Patrick Menucci interviennent sur les actions concrètes à réalisé dans les prochains jours : signature en ligne dès mercredi , publication d’une liste de 1000 signataires lors du dépôt de la motion (20 à 30 noms par fédération), information permanente.

Nous devons lancer dans les 15 prochains jours la tenue d’une AG de motion dans chaque département animé par une personnalité nationale. La deadline est fixée au 8 Octobre. Chaque département doit remonter, par note écrite, l’état de ses forces en présence d’ici la fin de la semaine en cours.

 

Ségolène Royal conclu ce cycle d’échanges par un rappel sur la fermeté de nos positions. Le monde change de plus en plus vite et nous devons faire une véritable révolution afin d’éviter d’être en dehors du débat et de l’actualité. Nous devons, dit elle, prendre tout le champ et fixer des nouveaux points de repères.

« Nous ne pouvons faire l’impasse sur les élection présidentielles. Pas de remise à zéro des compteurs. Les 17 M d’électeurs qui ont validé  notre projet sont la base, un élan pour notre projet de changement de la société ».

« Pour ce congrès tout cela suppose d’avoir un comportement exemplaire au dessus des attaques et d’y répondre avec fermeté , humour parfois, en montrant toujours des expériences de terrains qui illustrent nos propos ».

Pour finir son propos, Ségolène Royal nous invite à nous projeter dans l’après congrès, d’impliquer les français dans notre démarche et de pointer du doigt en permanence les errements du sarkozysme.

Un point sur le Zénith de samedi prochain. « Nous avons un besoin de fraternité dans ces moments de combats. Un moment pour mettre en lumière la France que nous voulons et celle que nous ne voulons pas » . Il s’agit d’un engagement pris par Ségolène au moment de la campagne en remerciement des artistes et des militants. "Un moment de gravité et de chaleur"

Par osd
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 13:08

Le congrès est «le» temps fort de la vie du parti auquel tous les militants sont invités plusieurs mois à l'avance à participer selon des rites et un calendrier bien précis.

Le temps des «contributions». Elles sont soit thématiques soit générales. Ce sont des textes d'une dizaine de pages présentant des sujets précis ou les orientations politiques de ceux qui les signent. Enjeu : exposer les thèses des uns et des autres, notamment celles des poids lourds du parti, et mesurer leur impact en fonction des signatures recueillies.
Le 3 juillet 2008, le Conseil national du PS a enregistré 21 contributions générales (dont celles de Denaloë, Royal, Hollande, Moscovici, Aubry...) et 259 contributions thématiques. Le temps des «motions». Pendant l'été, les militants débattent dans les sections et fédérations des différents textes. Les leaders, eux, tentent d'opérer des rapprochements entre leurs contributions. Le 23 septembre, un conseil national de synthèse tente d'aboutir à un seul texte. En cas d'échec, il enregistre les contributions amendées en fonction des alliances, elles deviennent alors des «motions» Il y en a généralement entre quatre et huit. Ce sont des textes d'orientation politique sur lesquels les militants voteront dans leur section le 6 novembre. A priori, les jeux sont faits. Les rapports de force établis. Pas si simple!

Le temps du congrès.
C'est la grand-messe où tous les coups sont permis. Objectif: s'emparer de la direction du parti. Comment? En passant au dernier moment et à la barbe des militants des alliances entre les signataires des motions pour obtenir la majorité.

Le temps des patrons.
Si les instances nationales et départementales sont composées à la proportionnelle des voix recueillies par les différentes motions, les élections du premier secrétaire national, des premiers secrétaires fédéraux et des secrétaires de section se font à bulletins secrets par les militants, le 20 novembre prochain.

LES CONGRÈS QUI ONT MARQUÉ L'HISTOIRE

Epinay (1971). C'est le grand congrès historique. Celui de l'unification des socialistes. François Mitterrand, pourtant tout nouvel adhérent, en devient le premier secrétaire sur une ligne d'union de la gauche avec les communistes et candidat naturel à la prochaine élection présidentielle. On connait la suite.

Metz (1979).
Tout aussi important que celui d'Epinay, il voit l'affrontement entre François Mitterrand et Michel Rocard, le champion de la deuxième gauche. Mitterrand l'emporte en faisant alliance avec le Ceres de Jean-Pierre Chevènement, contre l'alliance Rocard-Mauroy. Toutes les cicatrices ne sont pas encore fermées aujourd'hui.

Rennes (1990).
Le pire souvenir des socialistes. Sur fond de deuxième septennat de François Mitterrand, il voit l'affrontement sans merci entre ses deux fils spirituels: Laurent Fabius et Lionel Jospin. Aucun ne sortira vainqueur de cette lutte fratricide et surtout pas le parti. En dépit des efforts de Pierre Mauroy appelé à nouveau à jouer les pompiers de service.

LES PREMIERS SECRÉTAIRES DU PS

- Alain Savary (1969-1971)
- François Mitterrand (1971-1981)
- Lionel Jospin (1981-1988)
- Pierre Mauroy (1988-1992)
- Laurent Fabius (1992-1993)
- Michel Rocard (1993-1994)
- Henri Emmanuelli (1994-1995)
- Lionel Jospin (1995-1997)
- François Hollande (1997-2008)

sources, leparisien.fr

Par osd
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 18:47

La contribution "Unité et Refondation(s)!" rejoint Ségolène Royal et la Ligne Claire pour la présentation d'une motion commune au Congrès de Reims.
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Communiqué

Le 23 septembre, les motions seront déposées au Conseil national du PS et proposées au vote des militants. Dans le cadre de la dynamique de rassemblement et de renouvellement portée par Ségolène Royal, la contribution Unité et Refondation(s) ! appelle les militants socialistes à participer à la motion qui sera déposée par Ségolène Royal.

En effet, les grandes questions portées lors de la campagne présidentielle, notamment, sur la vie chère, le travail, le renouvellement de la vie démocratique, la République métissée doivent être au cœur d'un nouveau projet socialiste.

Convaincus que les questions qu'ils ont portées, telle que la question du travail, de la mondialisation, de la laïcité trouveront leur prolongement dans la motion qui sera déposée par Ségolène Royal, nous estimons important, qu'au-delà des querelles souvent subalternes et des compétitions de personne, ce qui s'est levé, dans le parti comme dans le pays, ne s'arrête pas.

C'est l'enjeu du congrès de Reims !

Frédéric Léveillé, Premier Secrétaire Fédéral de l'Orne, conseiller délégué d'Argentan,
Charles Fiterman, ancien ministre d'Etat,
Pascal Joseph, délégué national à la coordination, adjoint au maire du 20ème arrondissement de Paris,
Hugues Manouvrier, Premier Secrétaire Fédéral de la Savoie, Vice-président de l'agglomération chambérienne

Par osd
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 13:26
 

En réacton à l'interview de Jean Marc Ayrault, nouveau (?) converti au Delanoëisme, notamment aux arguments justifiant son choix,un internaute a pris sa plume pour pondre la texte qui suit

E
t moi qui vous croyais intelligent

Monsieur Ayrault, désolé là mais vous faites preuve de mauvaise analyse, carrément à côté de la plaque. Je ne sais même pas sur quoi vous vous basez pour dire que BD serait "le mieux à même de rénover le PS" !!! Avec quoi? Avec qui ? Avec Jospin en coulisses et Hollande sur la scène ? Vous appelez ça "rénovation" ? Il y a de quoi halluciner dans votre fausse analyse. Qu'a-t-il de novateur ?
Puis vous nous dites que les militants font confiance à BD, comment le savez-vous? En plus, BD est le personnage le moins claire de tout l'appareil socialiste, aveuglé plus que Royal encore, par les lumières people à la parisienne et les sondages, seule son ambition personnelle compte à ses yeux. Le pire, c'est qu'avec BD, le ps sera sur une voix royale pour disparaître et ça vous n'êtes même pas capable de le voir?
Enfin ce qui me dérange le plus dans votre analyse, Monsieur Ayrault, c'est quand vous dites que BD a "l'autorité et le caractère" pour diriger le parti, n'est-ce pas un fond de machisme caché ? genre, Ségolène Royal, la femme, n'a pas les qualités requises pour le poste. ET avant terminer, laissez-moi en rire quand vous dites BD incarnerait une ligne "loin des bricolages tactiques qui ne tiennent que le temps d’un congrès." Mais vous vivez sur quelle planète??? Ou alors vous nous prenez pour des C... ?

Alex, réaction dans Libé

Par osd
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 12:37
Source : AFP
20/09/2008 |

Le courant Rénover maintenant d'Arnaud Montebourg a manifesté aujourd'hui sa volonté de "poursuivre la discussion avec les amis de Martine Aubry", et exhorté Pierre Moscovici à se joindre à eux, avant un congrès du PS "inquiétant". Dans un communiqué, le courant rénovateur, qui s'est réuni la veille, indique qu'il mandate Christian Paul, député de la Nièvre, à la réunion des partisans de Martine Aubry, aujourd'hui à Paris.
L'ancien membre du gouvernement Jospin y poursuivra la discussion "aux fins de réussir le rapprochement sur nos positions novatrices". Il s'agit, selon les rénovateurs "d'achever le processus de rapprochement" engagé en juillet entre Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et la maire de Lille.
Ces responsables avaient, avec la députée Marylise Lebranchu, amorcé dans un texte commun, une "démarche partagée".
"Le courant rénovateur est déterminé, dans ce congrès inquiétant, à lutter contre les dangers de la présidentialisation du parti, à éviter de nouvelles divisions, à imposer un leadership de travail, à assurer le renouvellement des équipes et la rénovation du projet du parti", poursuit le texte de "Rénover maintenant".
Il rappelle ses priorités: "naissance d'une sixième République", "critique du libre échange, "implanter l'écologie dans le projet socialiste", et "primaires ouvertes" pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle.
Arnaud Montebourg et ses amis lancent par ailleurs à Pierre Moscovici, ancien ministre et député du Doubs, un appel à "agir ensemble et ne pas se séparer dans ce congrès dangereux, après l'important travail accompli en commun".
Le député de Saône-et-Loire s'est dit déterminé à "encore travailler à l'ultime chance d'un accord entre Martine Aubry et Pierre Moscovici" avant le dépôt des motions socialistes mardi.

mon commentaire :
Après Vincent PEILLON, puis Ségolène ROYAL, puis Pierre MOSCOVICI et Laurent FABIUS, maintenant c'est au tour de Martine AUBRY de s'y frotter. Manifestement un jeune lion, dans la ville, ce n'est pas vraiment très stable... Et si l'on ajoute à cela le revirement sur le non-cumul des mandats ont obtient quelqu'un pas très définissable. Le disant, je suis gentil !
Par osd
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 20:09

 

C’est signé. L’accord entre Ségolène Royal et les représentants de «la ligne claire», regroupement de grands élus locaux du PS derrière les maires de Lyon et d’Evry, Gérard Collomb et Manuel Valls, et le patron du conseil général des Bouches du Rhône Jean-Noël Guérini, est bouclé. Constatant «la proximité et la convergence des textes» déposés dans le cadre de la préparation du congrès de Reims, et brandissant leur «volonté de faire cesser la dispersion et la confusion préjudiciables au débat démocratique», ces deux parties du parti «ont décidé d’en prendre acte en rédigeant une motion commune».

Les nouveaux alliés, de bonne guerre, affirment se situer «face à la course folle des ambitieux qui rend inaudibles nos discours et brouille nos actions», mais aussi «face aux fortes tentations de faire du neuf avec l’ancien». Selon le texte, cette position «tranche avec les comportements de celles et ceux qui, se souciant peu des contradictions entre actes et discours, laisse leurs projets personnels prendre le pas sur l’ambition collective qui doit impérativement nous animer.»

Dans leur motion commune figurera en bonne place l’«émergence d’une nouvelle génération pour diriger le parti socialiste», l’«ouverture de notre parti sur la société, l’indispensable renforcement de ses capacités d’écoute, d’analyse et de diagnostic». Quant à la désignation du candidat du PS à la présidentielle, il devrait être «le résultat d’une primaire ouverte au plus grand nombre de sympathisants socialistes.» La stratégie, enfin, sera «de rassembler d’abord la gauche, puis attirer les démocrates qui veulent s’unir pour construire une alternative au sarkozysme».

Le deal ultime entre l’équipe de l’ex-candidate à la présidentielle et ce qu’il est désormais convenu d’appeler les «barons» du parti a été passé à Solférino, tard dans la soirée de jeudi. Des dernières discussions qui ont mis aux prises, côté «ligne claire», Manuel Valls et le Marseillais Patrick Mennucci, ainsi qu’un proche de Gérard Collomb, et, pour l’équipe de Ségolène Royal, les parlementaires Vincent Peillon, David Assouline et Delphine Batho, ainsi que le président de Désirs d’avenir, Jean-Pierre Mignard.

«C’est l’aboutissement logique d’une démarche convergente, commente David Assouline. Ce sont deux familles qui se regroupent. Les représentants de la ligne claire avaient fait le choix de Ségolène Royal pendant les primaires, mais il y avait une divergence sur le préalable des personnes, qui a été levé par Ségolène Royal».

Après l'alliance entre Bertrand Delanoë et François Hollande, officialisée mardi lors d'un meeting commun à Cergy, la motion de l'aile gauche du PS annoncée aujourd'hui par Benoit Hamon, et celle de Martine Aubry, dont on attend toujours une éventuelle décision de candidature, le paysage socialiste, à quatre jour d'un conseil national de synthèse, se met donc en place avec, vraisemblablement, quatre grandes motions.

David Revault d’Allonnes / Libération

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Bonus : Royal, la tenacité faite femme. Sur les terres de Lille ce 18 septembre
http://www.desirsdavenir.com/segolene-royal/les-actualites/seance-de-dedicaces-a-roubaix/18-09-2008

Par osd
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 15:40

Le président du Conseil général de Loire-Atlantique Patrick Mareschal apporte son soutien à la démarche portée par Ségolène Royal.

Communiqué de presse. Nantes, le 17 septembre 2008
 
« Je peux m'honorer d'un certain nombre d'années de militantisme et à ce titre je n'ai pas la mémoire courte. Je suis et reste profondément reconnaissant à Ségolène Royal d'avoir au printemps 2007 rassemblé les forces de gauche et d'au-delà, et recueilli sur son nom 17 millions de voix au second tour de l'élection présidentielle. Je me souviens en particulier de la mobilisation que Ségolène Royal avait suscitée parmi les électeurs de milieux populaires ou jeunes, qui étaient venus voter pour la première fois ou depuis longtemps.

Une telle performance n'avait rien d'évident, si l'on se réfère au précédent de 2002 et si l'on considère l'état de division et d'impréparation collective qui caractérise le Parti Socialiste et l'ensemble de la Gauche depuis le débat européen de 2005.

Je souhaite que l'acquis de 2007 ne soit pas perdu. Ségolène Royal possède des qualités personnelles, du charisme, des propositions novatrices et une capacité à moderniser le Parti. Elle est de toute évidence la personnalité porteuse de renouveau dont a besoin la Gauche pour incarner une opposition et une alternative face au pouvoir actuel. Je crois d'ailleurs que les Français donnent acte à Ségolène Royal des mérites de sa démarche, libre et humaniste, indépendante des puissances financières et des groupes de pression.Aujourd'hui, Ségolène Royal fait à nouveau preuve de courage en annonçant qu'elle ne fait pas de sa candidature au poste de Premier Secrétaire un préalable à sa participation à la réorganisation du Parti Socialiste. En dépassant ainsi les questions de personnes, elle témoigne ainsi d'une hauteur de vues que je me dois de saluer et de soutenir.
Au-delà des enjeux internes liés au prochain congrès de Reims, je souhaite qu'elle soit le porte-drapeau de toute la Gauche, progressiste et humaniste, en 2012. »
 
Patrick Mareschal

Par osd
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 13:20

Martine Aubry, en tournée de dédicace de son livre, n'a pas voulu parler de ses idées pour l'avenir du PS, mais juste des derniers événements au Parti socialiste, en l'occurrende la mise en retrait par Royal de sa candidature.

L'insulte et les attaques comme programme politique

« À un moment où il faut au contraire donner de la chaleur à notre peuple et aux militants, je ne suis pas sûre que le Frigidaire soit la meilleure solution», a-t-elle attaqué. Avant d'ajouter ne pas avoir «très bien compris si elle était ou pas candidate  ». Ségolène Royal «n'est plus candidate tout en étant candidate. On ne comprend plus rien, ou on le comprend trop bien», fermez les bancs ! L'insulte... encore l'insulte... toujours l'insulte.

On sait la dame des 35h ne porte pas dans son cœur l'ex-candidate à l'élection présidentielle et ne perd pas une occasion de l'insulter en public. Mais en faire l'unique sens de son existence et de son combat politique aujourd'hui, devient puéril, indigne. Elle prétend ne pas être candidate au poste de premier sécrétaire mais «candidate à un travail collectif pour redonner espérance aux Français». Mais quelle français voudrait encore de cette femme qui, avec ses 35h, a appauvri la majorité des classes populaires (avec des salaires calculés sur la base des 35h, le smic pour beaucoup) et les a soumis à des cadences de travail infernales, poussant certainsau suicide (augmentation du nombre de suicides chez les ouvriers)

Le collectif, cela passe pour elle par une alliance avec les partisans de Laurent Fabius et une partie de ceux de Dominique Strauss-Kahn. Elle a invité ses soutiens samedi à Lille pour une réunion. Sans soutenir officiellement Aubry, puisque ses fonctions de directeur du FMI le lui interdisent, Strauss-Kahn envoie des signes discrets de soutien à la maire de Lille. Avec l'objectif de remobiliser derrière elle la part de ses troupes partie chez Pierre
Moscovici.

 

La fossoyeuse donneuse de leçons

«Si certains, ces derniers jours, ont essayé de faire croire qu'il y avait une alliance Aubry-Fabius contre tout le monde alors que, justement nous, nous faisons venir des gens qui viennent de partout, c'est bien peut-être parce que ce que nous sommes en train de les gêner», a assuré Martine Aubry en visant François Hollande et Bertrand Delanoë. Décidément, personne ne trouve grâce à ses yeux, pour preuve Martine Aubry se montre sévère avec François Hollande. Elle lui reproche d'avoir «balkanisé le parti», et de n'avoir qu'un objectif au congrès de Reims : «tout faire pour que personne ne réussisse là où il a échoué». Agressivité quand tu nous tient. C'est ce qui explique d'ailleurs qu'elle ait aujourd'hui pour lieutenant Camdélis qui a fait ses preuves en la matière.

Aubry n'existe plus que dans le combat qu'elle mène, de façon très agressive, contre ses petits camarades du PS., quel dommage.

Par osd
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 12:55

Le député PS de l'Essonne Manuel Valls a estimé jeudi que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" entre de grands élus provinciaux et Ségolène Royal en vue du congrès de Reims.

"Les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement entre nous et Ségolène Royal", a déclaré M. Valls à l'AFP. Ce "nous" désigne les signataires de la contribution baptisée "la ligne claire", notamment le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux.

"D'autres peuvent nous rejoindre", a ajouté le député-maire d'Evry, interrogé sur une éventuelle participation de Pierre Moscovici à cette coalition. Le député du Doubs, qui a écarté il y a plusieurs mois un accord avec Mme Royal, avait commencé il y a huit jours à rédiger une motion commune avec MM. Collomb et Guérini.

Selon M. Valls, en ne faisant plus de sa candidature à la succession de François Hollande un préalable à un rassemblement, "Ségolène Royal a fait un geste fort".

Ce rassemblement, a-t-il souligné, doit se faire "sur les bases les plus claires possibles: choisir un premier secrétaire, remettre le PS au travail, faire émerger une nouvelle génération politique, prôner des primaires ouvertes" aux sympathisants pour désigner le candidat à la prochaine élection présidentielle.

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Pendant ce temps Moscovici joue à se faire peur, en assurant que «personne ne sortira du congrès de Reims comme leader incontesté jusqu'en 2012».

Droit dans le mur. La direction que semble prendre le PS, à moins de deux mois de son congrès national, inquiète Pierre Moscovici. Le député PS du Doubs ne s'est pas privé de le marteler jeudi matin sur RTL : «Je pense que ce Congrès est un congrès dangereux, il est un congrès dangereux pour les socialistes, un congrès dangereux pour la gauche, donc dangereux pour la France».

Redoutant que la concurrence entre présidentiables ne brise l'unité du parti, il affirme dans la foulée être «toujours candidat au poste de premier secrétaire, parce que je pense que ça correspond à l'intérêt général». Se plaçant dans une position de sage prodiguant ses bons conseils, Moscovici invite vivement les ténors socialistes à se parler «dans les cinq jours qui viennent». «Il faut qu'on dégage une solution. Jusqu'à mardi 23 (date de dépôt des motions, NDLR), je proposerai de manière acharnée une solution pour l'unité du parti, pour que les socialistes travaillent ensemble», souligne-t-il encore.

 

La «vie politique infantile des socialistes»

 

Cinq jours. Pas un de plus. Les motions déposées seront ensuite soumises au vote des militants, qui, par leur choix, détermineront le rapport de force interne. Face à ce délai extrêmement court, Moscovici appelle les responsables du parti à la raison : «Nous avons plusieurs leaders au Parti socialiste, mais personne ne sortira du congrès de Reims comme leader incontesté jusqu'en 2012».

Pas sûr toutefois qu'il soit entendu. Alors que Martique continue d'attaquer Royal qui avait appelé ses camarades à mettre leurs ambitions personnelles au Frigidaire, François Hollande et Bertrand Delanoë marchent désormais d'un même pas. Chaque mot prononcé, chaque accolade retient l'attention.

Pierre Moscovici s'en est d'ailleurs plaint, agacé que le détail des discussions menées ces derniers jours avec les partisans de Martine Aubry en vue d'une motion commune aient été divulgués dans la presse. «Il y a quelque chose aujourd'hui dans la vie politique des socialistes qui est un peu infantile, on ne peut pas s'envoyer un SMS, se parler ou se rencontrer sans que ce soit le lendemain dans un journal, utilisé, déformé».

Lire aussi ce compte rendu de la rencontre Abryistes/Moscovici

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/352645.FR.php

Par Jean Jacques
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