Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 13:13
Mardi, lors de l'hebdomadaire petit déjeuner de la majorité, Sarkozy a réaffirmé son soutien à Besson et au débat sur l'identité nationale. Et a fustigé les critiques émanant «d’amis de son propre camp».

Nicolas Sarkozy a apporté mardi matin un «soutien très appuyé» à son ministre de l’Immigration Eric Besson, soumis à un feu nourri de critiques à propos du débat sur l’identité nationale mais aussi sur l’expulsion d’Afghans en situation irrégulière, selon un responsable de la majorité.


Lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a apporté «un soutien très appuyé» à Eric Besson qui était présent, «objet d’attaques sans pareil» de la gauche, en saluant son «courage et sa détermination à appliquer la politique du gouvernement», a confié un responsable à la majorité. Le président a aussi fustigé les critiques émanant «d’amis de son propre camp».
L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a récemment porté un jugement très sévère sur le débat sur l’identité nationale affirmant qu’il devait être mené avec «plus de rigueur intellectuelle». Il avait estimé aussi que le gouvernement devait «évoluer sur ce sujet» en évitant d’en faire un enjeu pour les régionales.

Nicolas Sarkozy a rappelé en outre que l’ancien socialiste «l’avait rejoint avant le premier tour» de la présidentielle de 2007 «contrairement à d’autres assis autour de (la) table». Dans son viseur: le président du Nouveau centre (NC) Hervé Morin qui avait soutenu François Bayrou avant de rallier Nicolas Sarkozy dans l’entre deux-tours.

Le chef de l’Etat n’a pas caché son mécontentement après les déclarations du ministre de la Défense de ce week-end qui a jugé que «l’UMP, c’est le RPR d’hier» après le départ du parti présidentiel du giscardien Hervé de Charette pour rejoindre le NC.
A trois mois des élections régionales, Nicolas Sarkozy a averti: «Je prendrai mes responsabilités. Je ne laisserai pas la majorité présidentielle se diviser. Ce qui doit primer, c’est l’union».

En outre, le président mais aussi François Fillon ont vivement regretté le couac qui s’est produit au Sénat dans la nuit de lundi à mardi avec le rejet du texte sur le redécoupage électoral défendu par le gouvernement. «Tout ça, ce n’est pas normal», a tonné le Premier ministre, en présence du président du Sénat Gérard Larcher.

Sarkozy a critiqué le fait que la séance ait été présidée par la socialiste Catherine Tasca, rejetant les explications de Larcher, toujours selon ce responsable de la majorité.

(Source AFP)

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 12:31

Martine Aubry vend-elle la peau de l’ours avant de l’avoir tué ?

C’est à croire qu’au PS on a remplacé les papillotes des fêtes de fin d’année par des pilules euphorisantes. Jean-Michel Normand spécialiste du PS pour le journal Le Monde évoque le petit miracle de la très consensuelle convention de Tours qui n’a pas été parasitée pour une fois par un autre sujet que celui affiché : les régionales de mars. “Nous pouvons toutes les gagner !” s’est laissée aller à déclarer dans le discours de clôture, très ou trop optimiste, Martine Aubry.

Au pays des bisounours, Ségolène Royal a une nouvelle fois joué les cas à part. La présidente de Poitou-Charentes qui avait boudé la convention a rappelé dés le lendemain matin sur RTL le PS à la réalité :“il faut toujours être prudent sur les objectifs, et en tout cas ne jamais préempter, de la part d’un parti politique, des résultats électoraux ; les électeurs n’aiment pas ça du tout”. L’ex-candidate aux élections présidentielles a invité la patronne à “rester humble” et à “ne pas crier victoire trop tôt”.
Si Ségolène Royal présente des défauts indéniables elle est toutefois unanimement reconnue pour un flair et un sens politique hors pair. La rue de Solférino, aurait tout intérêt à méditer l’avertissement même si celui-ci n’est pas dénué d’arrière-pensées. La bataille des dames pour 2012 est bien engagée.

En affirmant que la gauche peut gagner toutes les régions, Mme Aubry commet le même pêché d’orgueil que Lionel Jospin qui, en 2001, avant même le vote des électeurs, se voyait déjà au deuxième tour de la présidentielle“, a déclaré de son côté Yves Jégo, conseiller politique de l’UMP. Le député de Seine et Marne appuie sur le point sensible, le sujet de la fiscalité locale, que trop souvent le PS écarte par une pirouette en évoquant le désengagement de l’Etat. “Les socialistes, plutôt que de savourer leur victoire en préemptant le choix des Français, feraient mieux d’expliquer leur bilan région par région en justifiant de l’utilisation des sommes ponctionnées depuis 2004 sur les contribuables“, avance l’ancien secrétaire d’Etat.


De fait, une lame de fond de rejet du Sarkozysme ne saurait se traduire mathématiquement par une adhésion aux divers projets régionaux socialistes. L’humilité affichée par Europe Ecologie cache de réelles ambitions et le PS aurait tort de mépriser les outsiders de son propre camp.


Le vrai talon d’Achille de Martine Aubry reste toutefois la rénovation manquée des listes régionales. La photo de groupe de Tours est saisissante, digne d’une certaine façon des années SFIO. Une ribambelle de notables sexagénaires souvent en panne de notoriété tant au niveau national que régional. Cette omniprésence des hommes en gris atteste du vieillissement à tous les étages des habitants de la maison socialiste et de son incapacité structurelle, pour des enjeux de pouvoir lié à la maîtrise de l’appareil, à faire appel à du sang neuf.

Face à un monde et une société en plein bouleversement, le PS n’offre ni nouveau logiciel ni nouvelles têtes et fait appel à ce qu’il considère comme des valeurs sûres. Le PS a beau assurer avoir renouvelé plus d’un tiers de ses candidats et placé quelques 15 % de militants “issus de la diversité” en position éligible, cette annonce butte sur sa visibilité.


Pas de quoi rêver ni même s’enflammer d’autant, que la défense du bilan des sortants ne saurait constituer en soi un exercice très sexy. ” A Martine Aubry de méditer l’ancien proverbe, popularisé plus tard dans ses Fables par La Fontaine, selon lequel, “Il ne fault marchander la peau de l’ours devant que la beste soit morte“.
Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 00:40

Ségolène Royal: "Copenhague doit fixer des objectifs extrêmement clairs"

L'Expansion.com -  15/12/2009 20:39:00 
 

Invitée mardi soir au dîner de gala organisé aux côtés d'Arnold Schwarzenegger et du prince Albert II de Monaco, Ségolène Royal nous livre son analyse sur le sommet de Copenhague, la croissance verte et le rôle que vont jouer les régions dans la lutte contre le changement climatique.

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 19:52
HEURE PAR HEURE. 10 h 06:  le TGV de Martine Aubry, en provenance de Paris et à destination de La Rochelle via Poitiers (ça ne s’invente pas) arrive en gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). Un bus enfin trouvé, après deux tentatives infructueuses, emmène l’édile socialiste, entourée de François Bonneau, président de la région Centre et Jean Germain, maire de Tours, au parc des expositions de Tours.

11 h 15: Jean-Patrick Gille, député et patron de la fédération d’Indre-et-Loire, ouvre la convention. Dans les travées, les délégués s’interrogent sur la présence ou non de Julien Dray, sur les raisons de l’absence de Ségolène Royal. Les cadres et militants de l’Indre et du Var accusent le coup: leurs fédérations sont les seules dont les listes n’ont pas été validées par la commission nationale électorale. (Lire la suite...)

11 h 30: le représentant de la commission nationale électorale confirme la mise à l’écart des listes des deux fédérations. Leurs cas seront étudiés mardi rue de Solférino. Un délégué du Var monte à la tribune et parle de parti «voyou». André Laignel et Dominique Roullet, les deux délégués de la fédération de l’Indre sont interdits de tribune. Ils protestent vivement (notre vidéo).


11 h 40: les délégués passent au vote. 208 voix pour, 5 abstentions et 20 voix contre. Des militants scandent «Respecter les militants!». Le calme revient vite.

12 h 30: après une intervention sur les enjeux de Copenhague, les délégués partent déjeuner. Les militants de l’Indre partent tout court, préférant claquer la porte de la convention.

14 h 15: Jean-Louis Bianco présente les différents intervenants qui égraineront le contrat socialiste pour les régions.

14 h 45: la convention touche à son terme. Alain Rousset, président de l’association des régions de France et François Bonneau, président de la région Centre se succèdent à la tribune pour mettre en avant le bilan de ces collectivités gérées en grande majorité par la gauche.

14 h 50: avec une heure d’avance, Martine Aubry entame la clôture des travaux de la convention, avant que ça ne dégénère ? Elle donne la formule de campagne  « les trois E: emploi, économie et environnement»
Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 17:12

 

Ainsi donc BVA aurait trouvé sur Internet une majorité de Français qui penserait que Ségolène royale est un handicap pour le parti socialiste...ah Internet, si tu n'avais pas existé ! Mais comme nous ne sommes pas des poulets de l'année, nous sommes allés regarder de plus prêt, et que découvrons nous ? Une misérable arnaque d'un instutit en manque de sensations.
Le truc appelé "sondage" est bidon (1) biaisé dans son interprétation (2) et poursuit un objectif funeste (3). En fait, il ne fait qu'exploiter à des fins obscures, comme beaucoup de sondages depuis le Congrès, mais à une échelle de malhonnêté inégalable, un questionnement peristant, y compris au sein des ségolinistes, depuis le Congrès de Reims, sur le meilleur moyen pour Ségolène de construire et réussir l'alternance en 2012 (4).
 
1) L'exploitation médiatique du sondage bidon BVA viole les règles de déontologie

L'utilisation du sondage de l’institut BVA à des fins politiques constitue une entorse grave aux règles déontologiques et inquiète sur la dégradation des valeurs dans certains organes de sondage.
Comme rappelé sur le site DA, la méthodologie laisse à désirer : "l'enquête" a été réalisé sur Internet, une méthode sur laquelle les instituts réputés sont réservés tant il est délicat de retrouver les panels traditionnels. Pour cette raison, en général, de tels sondages ne sont pas faits pour être exploités à des fins d'information.
Plus grave, les questions posées sont hermétiquement fermées, caricaturales elles enferment obligatoirement les personnes interrogées dans des réponses pré-établies.
Cérise sur le gâteau : l’une des questions propose carrément l’élimination de Ségolène Royal de la vie politique et démocratique. Un acte d'une particulière gravité dans une démocratie. Il ne reste plus à BVA qu'à embaucher des tueurs à gage pour parvenir au plus vite à l'objectif visé, Honteux !
Il convient de suggérer à l'individu nommé Gael Slimane, ci devant responsable des Etudes Politiques de l'institut BVA, une consommation abondante de fraises car il s'est glissé de la plus mauvaise manière dans la strate du degré zéro de la respectabilité et s'est enrobé de discrédit !

2) Venons en au biais : Royal n'est pas un handicap pour le PS, c'est le PS qui est handicapé pour s'être privé de l'intelligence politique de Royal...nuance.

A la question posée par l'institut de sondage : " Royal est-elle un handicap pour le PS ?", il fallait être un "bleu" pour répondre NON. Il ne serait pas étonnant que les 25 % environ qui ont répondu par la négative n'aient pas bien compris la question. Le résultat logique à cette question aurait été d'aboutir à un 100 % de Oui, tant il est une évidence que le PS souffre royalement de l'absence de Ségolène dans sa direction. Mais qui à qui la faute ?
Mme Royal est présentée comme étant en opposition de la direction du parti, un journaliste zélé a même évoqué le "défi permanent", alors même qu'elle est plutôt, de l'avis des français, son éclaireur bénévole. Or, l'essence même d'une opposition étant "d'handicaper" celui ou celle à qui l'on s'oppose, que voudrait-on que les gens qui connaissent le sens et l'objet de l'opposition répondent à propos d'une personne que l'on présente comme telle ? C'est de la manipulation !
Madame Royal ne fait pourtant que prendre des positions conformes à sa pensée, à sa vision politique. Que certaines de ses positions prennent parfois le contre-pied de notre parti ne saurait être analysé comme un acte d'opposition de sa part, il s'agit plutôt d'un manque de réactivité ou d'une preuve d'immobilisme du parti.
Ségolène suit une ligne qui lui est propre. Une ligne qui, si elle n'est pas parfois bonne pour la direction du parti socialiste, l'est pour la France. Et ça les français le percoivent très bien (à gauche comme à droite) au regard des résultats du sondage. Le parti ou la France ? Ségolène semble avoir choisi car le parti socialiste ne semble pas se donner les moyens de gagner la France. Il ne veut pas s'ouvrir pour ne pas perdre les privilèges de ses apparatchiks acquis de longues dates. L'ouverture pour ce parti est synonyme de se délester de ses privilèges, passer du parti des apparatchiks au parti des militants, ça...jamais !

3) Selon le même sondage, Royal devrait s'aligner sur les positions de son parti si elle veut être aimée.

Ici réside toute l'imposture cachée, à la fois, par les commanditaires et les éxécutants de ce "sondage" en ligne. BVA nous apprend (?) que pour être aimée dans la France, de BVA évidemment, Royal doit s'aligner sur les positions de son parti, pourtant c'est ce même BVA qui nous raconte, à longueur de sondages, que le PS est considéré par les Français comme incapable d'être une alternative crédible à Sarkosy. Ségolène Royal devrait donc,  pour être aimée des français renconctrés sur Internet par BVA s'aligner sur une ligne partisane vue comme incapable d'être une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy. Rien que ça ! Mais à quoi joue BVA ? Pour qui a t-il produit ce montage grossier ? 
On touche le fond quand au nombre des faits prétenduement reprochés à Ségolène Royal, nos analystes maison citent son opposition à la taxe carbonne, pourtant rejetée par une majorité écrasante des Français. Incroyable analystes BVA ! Les imposteurs ne s'encombrent même plus de formes !
En réalité, BVA, tout en mission commandée, souhaiterait voir Ségolène Royale abandonner au plus vite la seule stratégie vue par les Français comme la seule voie pour une alternative crédible à la politique de l'UMP en 2012 : le rassemblement de la gauche et du centre. Et pour cela, quoi de mieux qu'un sondage bidonné utilisé comme un pistolet sous la tempe.
Si certains sondeurs ont choisi de jouer aussi les cancres sous le régime UMP où toutes les valeurs foutent le camp, pourraient-ils souffrir que les citoyens que nous sommes gardent encore un peu de leur lucidité. 

L'objectif premier et exclusif de ce sondage saute dès lors aux yeux : empêcher l'édification d'un étau autour de Sarkosy. Récemment, dans le journal Le Parisien, Monsieur Cayrol n'affirmait-il pas avec force que la stratégie de rassemblement basée sur "un axe central" ou "un arc-en-ciel" constituait une véritable menace pour Nicolas Sarkozy ? Alors, la droite et ses relais (BVA, notamment) ont décidé de dynamiter au plus vite la dynamique de construction de cette coalition.  Il faut absolument empêcher, ici et maintenant, avant qu'il ne soit trop tard, toute coalition des progressistes, écologistes et centristes qui (sacrilège!) voudrait mettre en danger la réélection de Sarkozy en 2012. Cela passe, pour les dynamiteurs, par la destruction des porteurs de cette insolente ambition. Après avoir dézingué Bayrou à l'occasion des Europénnes, il faut vite détruire l'autre pillier de cette stratégie : Ségolène Royal. Elle surtout dans la mesure où elle est passé aux actes en proposant au Modem une alliance dès le premier tour.Pour la réalisation de cette funeste entreprise, quoi de plus indiqué en sarkozy qu'un bon sondage pour moutons de panurges.
Alors, ce sondage doit être pris pour ce qu''il est : un missile politique anti-coalition....contre Sarko. BVA est un des instruments actionnés à dessein. Mais les français se laisseront-ils prendre...rien n'est sûr.

4) Le message sous-jacent que ne pouvaient ignorer les exécutants de BVA : l'invite permanente à sauter le pas.

Le sondage  bidon de BVA exploite simplement un questionnement qui préoccupe les ségolinistes, les électeurs de la gauche et les français en général au sortir du congrès de Reims : vu l'impossibilité de construire un nouveau logiciel, en terme d'idéologie et d'alliances, avec la direction actuelle du PS, de manière à nous assurer le victoire en 2012, pourquoi ne pas créer un parti politique qui rassemble progressistes, écologistes et centristes pour élaborer l'offre politique du 21è siècle ? Un pas que n'a jamais voulu franchir Mme Royal. C'est ce questionnement qui est exploité dans ce sondage bidon, qui a été exploité dans d'autres sondages et le sera encore. Donc, plutôt que la ligne ou la stratégie politique de Royal (les français comprennent parfaitement ce qu'elle veut faire, où elle veut aller, ce qu'elle veut construire), c'est le fait qu'elle reste membre de ce parti d'apparatchiks aveugles que le peuple français comprend moins. Ce sondage bidon n'aurait jamais existé si Mme Royal agissait comme elle le fait dans un parti propre. Il n'est donc qu'une exploitation de plus de l'opinion de ceux qui, nombreux (75% selon BVA), continuent de caresser l'espoir de voir Mme Royal crée un jour son propre parti politique pour donner un avenir à leurs désirs, pour 2012 ou pour 2017.

De ce que précède, il n'y a pas lieu de s'affoler. Les ségolinistes devraient être habitués au bidonnage. L'échec de BVA et consorts est déjà prévisible ! Nous vous invitons en guise de dessert à lire le contenu de ces deux liens:

http://www.csa-fr.com/dataset/data2009/opi20091126-les-francais-choisissent-la-personnalite-de-l-annee-2009.pdf


http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/12/12/01006-20091212ARTFIG00226--3-questions-andre-vallini-.php

osd, auteur du blog
Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 10:45

Royal, problème majeur du PS. Ce que cela dit sur ce parti.


À l'heure où j'écris ce post si vous tapez "Royal" sur google news voilà le premier titre qui vient : "Modem : Cambadelis tacle Royal". Il y a quelque chose que j'ai du mal à comprendre.

Déjà, après le clash ridicule orchestré par un Peillon qui a décidément le sens politique d'un molusque nain et qui est déjà lamentablement retombé dans l'oubli malgré le lobbying massif de ses nouveaux fans sur internet, la moitié du PS, Bartelone en tête est monté au créneau pour s'émouvoir de tout cela. On sentait que vraiment ils n'étaient pas contents, les mecs, que vraiment la meuf du poitou elle commençait à bien les énerver.


Et puis voilà qu'un peu partout a fleuri encore l'idée selon laquelle Ségolène Royal serait en train de tuer le PS. Elle le mettrait en danger, elle serait la meilleure arme de Sarkozy, elle serait une sorte de bombe H à grande puissance capable de détruire le PS jusqu'au moindre caillou de Solferino. Elle, elle toute seule.

Je dis "toute seule" parce qu'il est bien entendu que de tous les membres du PS Ségolène Royal est la plus seule. D'ailleurs dans toutes l'histoire politique française on a jamais connu (de mémoire de journaliste politique) de personnalité politique aussi seule, aussi isolée, aussi abandonnée.

D'ailleurs on n'a jamais vu non plus, de personnalité politique aussi nulle, pour dire les choses simplement.

À elle seule elle doit occuper la moitié du contenu des blogs de gauche. Les types, ils n'ont rien d'autre à foutre que de passer l'essentiel de leur temps à expliquer que leur camarade Royal est minable, folle, nulle, incompétente, seule, seule, seule, isolée et probablement seule en plus d'être folle, nulle et sans doute incompétente et trèèèès mal entourée de gens qui n'en sont sans doute pas (des gens) tant il est entendu qu'elle est seule. Ils n'ont rien d'autre à dire entre deux billets pour dénoncer la dernière abomination Sarkozyste (mais on s'habitue à tout, même à Lefebvre...) que de dénoncer les plans machiavélique de Royal qui pourtant, selon eux, n'a aucune chance de n'arriver à rien. Elle est tellement nulle que d'ailleurs, elle est morte.


N'est ce pas ce que nous répètent inlassablement chaque mois depuis deux ans les éditorialistes politiques ? À chaque coup ils nous expliquent que c'est le coup de trop, qu'elle est finie, qu'elle est nulle et seule.

Et puis comme elle revient, comme elle continue à remplir les salles, comme elle persiste à être là... Ils l'assassinent encore en attendant de pouvoir la déclarer morte à nouveau.

Bref, c'est une sorte de neo-mouvement perpétuel...Mais je m'égare.

Ce qui m'intéresse c'est l'attitute de Cambadelis, de Bartelone, de ces bloggueurs de gauche. C'est gens qui, en ce moment, n'ont, semble t il, rien d'autre à foutre que de cracher sur l'incompétente solitaire.

Pourquoi est ce que je ne les entends pas dénoncer la présence de Lang au PS ? Qu'a t il fait pour mériter d'être à la fois vendu chez Sarkozy et intouchable au PS ? Il tape sur le PS dès qu'il peut, il vote contre le parti, il part en mission avec Sarkozy qu'il défend une fois sur deux, il crache sur son ancienne candidate à la présidentielle mais ni Bartelone, ni Cambadelis ni personne au PS ne semble trouver ça choquant.

En revanche que Royal, après avoir obtenu le soutien de vert et de syndicalistes sur sa liste propose une ouverture au MODEM et voilà que la seule raison pour laquelle on envisage pas son exclusion c'est pour ne pas en faire une martyre ?

Mais de qui se moque t on ?


Comment la classe politique, comment les journalistes, comment les bloggueurs peuvent ils continuer à penser que les français ne se rendent pas compte qu'on les prend pour des cons ?

Au delà même de Mme Royal qui est peut être nulle et même peut être effroyablement dangereuse, qu'est ce qui justifie le torrent de boue et de haine qui est quotidiennement déversé sur elle ?

Le PS trouve t il son bilan nul ? Est elle en difficulté dans sa région ? A t elle des problèmes majeurs avec la justice ? Passe t elle son temps à critiquer les membres de son parti ? Oublie t elle de s'opposer à l'actuelle majorité ?


Ces gens sont incapables de mener une campagne correctement, ils ont piqué toutes les idées de Royal (jusqu'aux débats participatifs dont ils se moquaient tant), ils sont incapables d'obtenir la moindre alliance de leurs partenaires historiques, ils sont inaudibles face au pouvoir le plus déstructeur des 50 dernières années, ils sont en panne sèche d'idée neuve et ils croient vraiment qu'on va avaler que tout ça c'est la faute de Royal ?

Quand elle est à peu près (avec Mélanchon peut être) la seule à s'opposer frontalement à Sarkozy ?

Quand elle est à peu près la seule à proposer des idées concrètes et innovantes ?

Quand elle est à peu près la seule à être capable de remplir une salle dont les gens ressortiront galvanisés et pas endormis ou découragés ?


Croient ils vraiment que nous allons avaler que sa proposition au MODEM met en danger toute la gauche ?

Nous parlent ils vraiment de la gauche eux qui refusent le dialogue avec les altermondialistes (contrairement à Royal), eux qui n'ont pas honte de soutenir Pascal Lamy à l'OMC ou DSK au FMI ils se permettent de donner des leçons de gauche ?

Croient ils vraiment que les français sont stupides à ce point ?


Je ne sais pas si Ségolène Royal est une politique qui comptera dans notre histoire, je ne sais pas si elle le mérite ou non... Mais je sais que tous ceux qui, dans son propre camp, en ce moment, à quelques semaines d'une campagne d'une importance majeure, sont essentiellement occuper à tenter de lui saboter sa victoire plutôt qu'à se battre pour écraser l'adversaire commun, ceux là ne se grandissent pas ni ne méritent de compter davantage dans l'histoire politique de notre pays.

Et quand j'entends que M. Sarkozy se glorifie d'avoir eu les meilleurs et laisse au PS les pires... je me souviens que ceux qu'il appelle "meilleurs" sont ceux qui se vendent et que ceux qu'il appelle "pire" sont celles qu'il n'ose pas regarder dans les yeux ou qui se tiennent encore, devant lui, debout. Je pense pour cela également à Ségolène Royal et à Martine Aubry. Même si j'aimerais que la dernière apprenne enfin à se faire entendre, après tout elle a été placé là où elle est pour ça. Non ? 

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 19:10

Ségolène Royal déshabille François Bayrou et les… journalistes

Avec une malhonnêteté déconcertante, devenue probablement inconsciente lorsque Ségolène Royal prend la parole, la frénésie des critiques atteint dans la seconde, le point Godwin. Toute honte bue, dépourvus de toute morale, imprégnés juste de l’instinct grégaire des moutons de Panurge, ce qui fait de nous et des animaux le point commun, certains hommes politique et des journalistes, se ruent à bras raccourcis sur Ségolène Royal, leur punching ball favori, petit crachat lancé en l’air qui leur retombera bientôt en plein nez.

Quand le combat politique, que dis-je, le fait politique se résume à des attaques ad hominem, des calomnies et des contrevérités obscures, on comprend tout de suite que malgré la faillite actuelle de la France, certains continuent de jouer une symphonie personnelle. Qui, pour un strapontin foireux, qui, pour un maroquin, qui, pour une mission gouvernementale, qui, par orgueil, refuse une main de survie, n’ayons pas peur des mots, à même de sortir de l’ornière certains. Hélas, pris dans le piège des sirènes médiatiques, François Bayrou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, lui, la risée du monde politico-médiatique du moment est nu. Nous y reviendrons.

Il ne s’agit pas de couvrir Ségolène Royal d’oripeaux élogieux mais de se poser la question de savoir si elle reste le (a) seul(e) politique français lucide, à droite comme à gauche. Comment croire à la sincérité des journalistes dits politiques aujourd’hui ? Sont-ils vraiment encore des journalistes ou simplement des psittacidés qui s’engouffrent comme des bleus dans la peopolisation abjecte de l’information qui hélas, passant à flux tendu ne permet plus la réflexion ? Est-ce simplement la crainte abyssale de perdre son bifteck ? Sans doute.


De cette propagandastaffel, jamais les politiques ou même les journalistes n’ont essayé de comprendre, de réfléchir, d’analyser, d’étudier, d’aborder le sujet avec sérénité, mesure et objectivité. Rien, nada mas. Qui se souvient encore des chèques-contraceptions, encore une idée géniale pour que nos enfants mineures ne nous ramènent pas à la maison des grossesses indésirées ? Probablement Luc Chatel, qui s’y opposa dans le vide, incapable de maîtriser ce sujet. Hélas, la tactique c’est celui de lyncher à tort ou de sortir des blagues au ras des pâquerettes pour amuser la galerie en disant que Ségolène Royal est une cruche, une folle, si, si, et pire même...


Entre le dramatique et le pathétique, les mass-médias ne font que s’enfoncer dans une mythomanie qui, chaque jour davantage, les discrédite. Lorsque Ségolène Royal propose en Poitou-Charentes de faire liste commune au premier tour des Régionales avec le Modem en leur tendant la main, elle prend au mot François Bayrou. En septembre dernier, voici ce que disait ce dernier : "Je lance une offre publique de dialogue." Quelques jours plus tard content de la rencontre marseillaise de son bras droit Marielle de Sarnez avec Vincent Peillon, Cohn-Bendit et Robert Hue, il appuyait son propos en rajoutant ceci, enthousiaste : "Nous voulons créer le parlement de l’alternance".


Mais, que font les journalistes ? Au lieu d’informer, ils désinforment, incapables qu’ils sont de mettre au grand jour les contradictions d’un président du Modem dont les circonvolutions, l’hypocrisie et l’impudicité retomberont sur lui-même, tel un boomerang. Inconscient, ou plutôt aveuglé par un ego surdimensionné, il ne semble pas voir ses cadres partir. C’est vrai que Ségolène Royal a changé la donne politique française dont les moeurs mâtinées de corruption, de dessous de table et de négociations obscures sont les paradigmes. Elle gêne donc tous les professionnels de la politique de dissimulation.


Dérangé dans les entournures, dévoilé par la sortie royale de Ségolène Royal, Bayrou est pris dans ses propres filets. Les filets de l’oiseleur qu’il a voulu tendre au PS (Parti socialiste) pour envisager son futur, celui d’être l’alternance. Mal lui en a pris, aujourd’hui, malgré le silence médiatique, ce pavé dans la mare n’est pas passé dans les oreilles de sourds en Poitou-Charentes. Le Modem n’est plus en lambeaux mais se recompose grâce à.....Ségolène Royal. Ainsi, Alexis Blanc, 33 ans, président du Modem de Charente-Maritime (17), a accepté la main tendue de Ségolène Royal dont il juge le bilan dans la région, positif. Dans la Vienne, à Poitiers, les élus Modem et des militants ont déjà tourné le dos à François Bayrou comme ce blogueur militant Modem, Philippe Chadeyron qui dit qu’il votera pour Miss Poitou-Charentes (sic).


Qui vivra, verra ! 2012 n’est pas si loin. Comment peut-on s’entendre en deux jours, laps de temps imparti généralement pour les seconds tours des élections ? Alors qu’il est grand temps de lancer des offensives, de nouer des contacts, de se rencontrer pour mettre sur pied des socles communs pour redresser la République, certains continuent à jouer une musique dissonante, au moment même où l’extrême-droite, auréolée par le succès de la votation suisse, viole la liberté d’expression en France avec l’aide de... l’UMP. In fine donc, à moins de faire la politique de l’autruche, Ségolène Royal a raison sur toute la ligne, n’en déplaise aux esprits chagrins.

 

>>> Allain Jules
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/segolene-royal-deshabille-francois-66390

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 14:23

« L’arc central, une menace pour Sarkozy », ROLAND CAYROL, conseiller à l’institut CSA

Le politologue Roland Cayrol juge que face à une alliance entre écologistes, centristes et socialistes, l’UMP dispose d’une faible réserve de voix. Une donnée qui pourrait se retourner contre le président de la République.

a-t-elle réussi son coup ?
Roland Cayrol. Oui, comme d’habitude. Cette question des alliances est au des débats et des non-dits chez l’ensemble des forces , et singulièrement au Parti socialiste. Ségolène Royal a simplement fait un pas de plus en avant, c’est bien vu. La direction du PS, Martine Aubry en tête, avait l’air de ne plus considérer comme tabou un accord avec le centre au second tour des régionales. Alors pourquoi pas dès le premier tour, demande tout simplement Royal ? Compte tenu du risque d’éparpillement des voix, ça paraît logique d’afficher clairement la couleur avant le scrutin.

Cette alliance entre la gauche et le centre dont tout le monde parle est-ce le cauchemar de Nicolas Sarkozy ?
Oui. Il doit chercher à l’éviter à tout prix. Si on prend la logique des élections à deux tours qui prévaut sous la Ve République, il ne suffit pas d’être en tête au premier, il faut rassembler au second pour gagner. Or l’UMP, qui regroupe déjà plusieurs sensibilités différentes, n’a pas beaucoup de réserve de voix. Ce qui peut évidemment la handicaper pour les élections à venir.

En 2012, peut-on assister à une ligne « tout sauf Sarkozy » ?
C’est encore un peu tôt pour le dire. Tout dépendra de la conjoncture et de son bilan. Pour le moment, il n’est pas jugé bon par une majorité de Français. Mais dans deux ans, la situation se sera peut-être améliorée et il apparaîtra comme le sauveur du pays. Quoi qu’il en soit, d’un point de vue électoral, l’arc central regroupant centristes, écologistes et socialistes est évidemment une menace très sérieuse pour Nicolas Sarkozy.  

 

Le Parisien
http://www.leparisien.fr/politique/l-arc-central-une-menace-pour-sarkozy-07-12-2009-735325.php

-----------------------------------------------------------------------

Alliance PS-MoDem: "Ce n'est pas un coup de com' de Ségolène Royal mais de la stratégie 

Delphine Batho et Ségolène Royal
Delphine Batho et Ségolène Royal
Ségolène Royal a-t-elle eu raison de proposer une alliance au MoDem pour le premier tour des élections régionales, contre l'avis de la direction du PS?
"Ségolène Royal ne l'a pas fait contre qui que ce soit mais elle l'a fait pour l'unité, dès le premier tour. Vendredi, deux responsables des Verts ont rejoint nos listes, ainsi qu'un syndicaliste CGT de l'usine New Fabris dès le premier tour. Donc on est dans la cohérence et dans la logique de ce que nous avons toujours défendu.
Ce qui est étonnant, c'est que cela paraisse saugrenu de vouloir s'allier avec le MoDem dès les régionales, alors que c'est une élection très importante. Le PS doit y faire un bon résultat car de l'autre côté, le chef de l'Etat ne se privera pas de se féliciter au cas où la droite s'en sortirait mieux que prévu.
Le problème de départ, c'est la situation de divisions que le PS a laissé après les élections européennes. Nous essayons malgré ça de rassembler en Poitou-Charentes."

Mais la direction du PS veut d'abord rassembler à gauche avant d'éventuellement s'allier avec le MoDem au second tour...
"Oui mais la ligne du parti a beaucoup évolué sur la question des alliances avec le MoDem depuis le congrès de Reims. Martine Aubry a notamment tendu la main au MoDem récemment sur France 2 dans 'A vous de juger'. Et puis le MoDem est clairement dans l'opposition, comme il l'a dit lors de son congrès à Arras. Il est donc normal et justifié de lui proposer une alliance."

Ségolène Royal a-t-elle voulu faire un coup médiatique?
"Non, son initiative s'inscrit dans la cohérence d'une stratégie qu'elle défend depuis 2007. Cette idée d'une alliance arc-en-ciel qu'elle essaie de mettre en place dans sa région."

N'était-ce pas une manière de faire parler d'elle à un moment où elle se situait plus en retrait, notamment par rapport à Martine Aubry et DSK?
"Non, vraiment ce n'est pas un coup médiatique mais de la stratégie. Si c'était quelqu'un d'autre qui avait proposé cette alliance de premier tour au MoDem, on aurait dit que c'était un stratège. Là, comme c'est elle, on se pose des questions. Je pense qu'elle a eu raison de saisir l'évolution de la position de François Bayrou."

------------------------------------------------------------------------------

Le Parisien / Aujourd'hui

 


Hier François Bayrou a refusé votre proposition de faire alliance avec le Modem dans votre région. C'est un échec pour vous ?
Ségolène Royal.
Je n'interprête pas comme cela ses propos. Sa déclaration ne ferme pas la porte aux discussions. C'est une idée qui va faire son chemin. Mais pourquoi remettre à demain ce qui peut se faire aujourd'hui ? Dans mon meeting à Angoulême, j'ai été très applaudie par les militants lorsque j'ai parlé d'un rassemblement allant de l'extrême gauche au centre. Là où je peux faire ce rassemblement, je le fais.

 

Mais pourquoi maintenant, au lieu d'attendre le second tour ?

Et pourquoi pas ? Il ne s'agit pas d'accord d'appareil mais d'hommes et de femmes sur le terrain qui veulent travailler ensemble. Après avoir tendu la main à nos partenaires de gauche, je tends la main aux centristes qui se reconnaissent dans notre bilan et veulent être utiles à la région. C'est plus sérieux dès maintenant, car ce n'est pas entre les deux tours qu'on peut construire un projet, c'est trop court. Si les centristes veulent venir avec nous ils sont bienvenus comme cela au moins ils seront associés au travail. Et l'urgence contre une droite dure qui démolit le pays appelle un rassemblement rapide.


Avez-vous des discussions avec le Modem de Poitou-Charentes ?

Bien sûr. Il y a un plus d'un mois, j'ai reçu une délégation car j'avais dit publiquement ma disponibilité dès le premier tour. Je leur ai dit que je me tournais d'abord vers les partenaires de gauche puis que je reviendrai vers eux. Je tiens parole sachant que certains d'entre eux m'avaient dit être prêts dès le premier tour. J'ai bien sur consulté plusieurs grands élus de la région qui ont confirmé la qualité des candidats potentiels. J'aurais préféré que François Bayrou leur laisse la liberté de choix. C'est à eux de se prononcer, ils savent qu'ils pourront constituer un groupe autonome dans l'assemblée régionale. Pourquoi le Modem refuse de faire maintenant ce qu'il dit être prêt à faire pour plus tard à savoir dépasser les frontières? C'est intéressant d'expérimenter cette alliance «arc-en-ciel» sur un territoire, c'est plus crédible pour la suite, non ?

Votre proposition suscite des remous au PS dont la direction a refusé des alliances avec le Modem au premier tour...

Mais il faut arrêter de nous opposer sur cette question! Je rappelle qu'il y a des élus du Modem dans la majorité à la mairie de Lille.

 
Vous avez expliqué qu'il fallait des pionners pour faire avancer le rassemblement. Vous vous sentez comme une pionnière ?

J'ouvre un chemin irréversible j'en suis sûre et ce n'est pas d'aujourd'hui que je le dis. Mais il n'y a pas que moi. Il y a aussi tous ceux qui viennent sur nos listes malgré les mots d'ordre des instances nationales des partis. La région Poitou-Charentes peut devenir un laboratoire d'alliances politiques, qui travaille en dehors des clivages partisans et de tout sectarisme. D'autres régions sont prêtes à le faire c'est évident.

 

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 14:10

Pourquoi François Bayrou a tort de dire non à Ségolène Royal et de s'énerver

Par vladana , le 07/12/2009

Le leader du MoDem préfère-t-il prendre le risque de renforcer la droite?

Ségolène Royal, par ses "sorties médiatiques" est critiquée, moquée, stigmatisée, analysée, ect...

Mais plus ce que tout ce qu'on pourra lire sur "le show", "le culot", "le talent inné" (pourquoi inné ? Parce que Ségolène Royal n'est pas capable de réflexion, sans doute) de "la candidate malheureuse à la présidentielle", ce qu'elle provoque c'est la réflexion sur un monde politique qui se construit en dehors des Français, pour le bien du bon peuple.

Sur le rassemblement, initié par Vincent Peillon, la venue de Ségolène Royal a permis de prendre conscience que ce dernier a trahi celle qui lui a donné un courant.


On a beau retourner le problème dans tout les sens, proclamer que seul "le fond" compte comme on lance un slogan de campagne, il n'en reste pas moins que Vincent Peillon a prévu un rassemblement contre la flambloyante et imprévisible Ségolène Royal.

Qu'elle s'invite à Dijon et tout devient clair, la colère de son "ex lieutenant" en dit long sur sa volonté de l'écarter, pour cause de frivolité, d'un rassemblement qu'il protège comme son oeuvre. Lorsque Vincent Peillon, maladroitement, explique que sa phrase "sur la psychiatrie lourde" n'était pas destinée à être diffusée, on entrevoit la méthode employée pour fournir "les insdicrets", "confidentiels"... On entrevoit l'arrière cuisine politique dans ce qu'elle a de plus malsain.

Concernant ce week-end, et la proposition de "l'imprevisible" diva des médias de créer en Poitou-Charentes un rassemblement, un arc, une coalition teste pour 2012, la réaction de François Bayrou est une preuve supplémentaire que l'arc imaginé par le MoDem ne s'entend que comme la création d'une majorité autour et pour François Bayrou.

Le leader centriste peut aujourd'hui trouver "rigolote" la sortie de celle qu'il a trahie en 2007, reste qu'il a lâché la phrase qui fait tilt aux oreilles de celui qui expère en un rassemblement républicain "Si nous avions répondu “oui, vous nous donnez quelques postes et nous venons”, cela aurait signifié que nous sommes prêts à soutenir le PS. Ce n'est pas notre choix."

Mais quel est donc, votre choix M. Bayrou ? Laisser une région à la droite pour conserver votre indépendance ?

Le MoDem n'est pas en situation de proposer à des partenaires d'être la force centrifuge. Alors François Bayrou préfère prendre le risque de voir un ministre d'un gouvernement qu'il combat accéder dans les meilleures conditions au second tour, plutôt que de se mettre en retrait.

Il faut noter, aussi, cette phrase de François Bayrou, son arc sera constitué « avec les socialistes de bonne volonté, les écologistes et la droite sociale».

"Les socialistes de bonne volonté" ? Pourquoi pas "les socialistes" ? Simplement parce qu'il s'agit pour lui d'être le candidat qui portera cet arc. Ceci est impossible dans la perspective d'une coalition avec le Parti socialiste.

Toutes les interrogations sur la présence de Marielle de Sarnez, seule représentante d'un appareil politique et d'un candidat à la présidentielle, au rassemblement de Vincent Peillon restent plus que jamais d'actualité...

Les désirs d'avenir du MoDem passe par la bonne volonté de quelques socialistes prêts à dresser un arc de triomphe à François Bayrou, sur un air de déjà vu en 2007, n'est ce pas M. Rocard ou autres Gracques et Spartacus ?

http://www.lepost.fr/article/2009/12/07/1827899_bayrou-en-appel-une-nouvelle-fois-a-quelques-socialistes-pour-construire-son-arc-de-triomphe.html

Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 13:50
Par osd
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés