C'est maintenant le temps de la campagne électorale et du rassemblement autour de François Hollande, brillamment élus lors des primaires citoyennes. Tous et toutes moblisé(e)s sans états d'âme car il faut changer de président.
osd.
C'est maintenant le temps de la campagne électorale et du rassemblement autour de François Hollande, brillamment élus lors des primaires citoyennes. Tous et toutes moblisé(e)s sans états d'âme car il faut changer de président.
osd.
Dans le cadre de la présidentielle de 2012, le jeune Think Tank « Dispositif Gagnant » organise une série de conférences/débats. Pour sa première, il organise, en partenariat avec la section socialiste de Cachan, un débat sur le thème :
La Gauche et le devoir de victoire en 2012
-Candidature Unique ou Candidatures Multiples : conditions ou raisons programmatiques et politiques
-Quelle stratégie globale pour gagner?
Le Mercredi 25 mai
19h30
à CACHAN
Salle de La Grange Gallieni (face Mairie)
2, Rue de Gallieni. (RER B, station : Arcueil/Cachan)
Pour le PS : Jean Yves LE BOUILLONNEC, Député du Val de Marne, Maire de Cachan
Pour le MRC : Jean Marc NICOLLE, ancien Président de l’Agglo du Val de bièvre, 1er adjoint au Maire du KB, Conseiller régional
Pour EE-LV : Xavier CANTAT, Maire adjoint de Villeneuve St Georges
Pour le FG : Djamel ARROUCHE, membre Direction Départementale du Parti Gauche, Villejuif
Le principe est de débattre de tout en amont pour préparer au mieux la victoire en 2012.
e-mail : dispositif.gagnant@gmail.com
Le conseil des prélèvements obligatoires a levé le voile sur les dérogations à l’impôt et aux cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. La somme est considérable. Ces niches favorisent souvent des comportements dommageables pour la société.
Rendre à Ségolène...
par Léon-Marc Levy
« Redonnons sens au mot fraternité » nous dit notre Président à l'occasion de ses vœux aux Français. Vous comprendrez pourquoi, ça me fait aussitôt penser à Ségolène Royal, vous savez
la dame qui nous a tant amusé quand elle a dédié, naguère, un grand rassemblement à ce thème.
Vous l'avez sûrement remarqué, depuis quelques semaines, on ne se gausse plus de Ségolène Royal. En tout cas nettement moins. Depuis 2006, on avait pris l'habitude d'une forme de basse continue dans ce pays, tissée de plaisanteries, d'anecdotes, de récits de « gaffes », de plus ou moins bon goût et, surtout, de plus ou moins bonne foi. Et puis là, depuis quelque temps plus rien. On sait pourquoi. En fait, c'est encore pire, c'est parce qu'on ne dit plus grand chose de Ségolène Royal. Ni en bien, ni en mal. Elle n'a pas la cote. Elle arrive même en tête des personnalités qui ont le plus pâti de l'année 2009 selon les Français ! Depuis sa « passe d'armes » avec Vincent Peillon, elle est « débuzzée ». J'espère pour elle qu'elle n'est pas désabusée. Peut-être est-ce le moment de lui rendre, un peu, justice.
Il en va ainsi des mœurs de notre politique. Du statut de star à celui d'anonyme (ou presque) le chemin est d'une brièveté saisissante. Les feux de la rampe grillent plus de gens qu'ils n'en propulsent au firmament de la popularité. Je ne suis pas sûr, bien que j'aie contribué à animer sa campagne présidentielle dans ma région, que Ségolène méritât à l'époque le vedettariat dont elle jouissait. Les unes des journaux et magazines (politiques, glamour, people) ne connaissaient qu'elle. Et pourtant, son « book » était bien mince : un ministère de l'environnement sous Bérégovoy, un ministère délégué à l'Education sous Jospin, une présidence de région, quelques vagues concepts énoncés constituaient tout le bagage de la coqueluche médiatique de l'époque.
Je suis encore moins sûr qu'elle mérite le silence d'aujourd'hui. Pour des raisons évidemment inverses : je trouve que son « book » s'est sérieusement épaissi.
Commençons par le début : sa campagne présidentielle de 2007. Bon. Comme on sait la fin, on a tendance à gommer le chemin qui a conduit à un échec. On a tort. Il y avait de belles pépites sur ce chemin et le fait que les Français, à ce moment-là, n'en aient pas voulu ne les rend pas moins éclatantes ! Je n'en cite que trois :
- Rénover le Parti Socialiste par exemple, son fonctionnement et sa philosophie (on disait, chez les ségolénistes, son « logiciel »). Pas mauvaise idée non, si on en juge par les errements dudit parti depuis ? Connaissez-vous aujourd'hui un seul socialiste qui ne dise la même chose ? Même les « gardiens du Temple » sont convertis à la rénovation radicale, les mêmes qui dénonçaient alors le « Feu sur le Quartier-Général » de SR !
- Ouvrir le débat démocratique à la participation populaire. On a aimé... en Amérique, quand Obama l'a fait ! Et aujourd'hui, pas un commentateur de la vie politique qui ne s'afflige de la phagocytation de l'exercice politique par le pouvoir sarkozyste. Même le Premier Ministre est un fantôme !
- Rendre à la Gauche les valeurs qu'elle avait, au moins depuis 1968, abandonnées au profit d'un angélisme béat et anti autoritaire : la Nation, la Patrie, l'autorité, l'ordre, la puissance publique. Cela nous aurait peut-être évité le désastre d'un faux débat sur l'identité nationale et la communautarisation accélérée de notre tissu social (voir l'interview d'Emmanuel Todd dans « Le Monde » du 26 décembre sur « l'ethnicisation » du débat social).
Et puis un mot sur l'élection présidentielle même. Dans une France crispée dans ses peurs, dévorée par l'angoisse de l'emploi, du revenu et de l'insécurité, plus à droite qu'elle n'avait jamais
été, Ségolène Royal a « fait » 17 millions de voix. Pas si mal. Je sais, il s'est bien trouvé des « y'a qu'à » pour dire, contre toute raison, que cette élection était
« im-per-da-ble » pour la Gauche. On se demande s'ils vivaient dans le même pays que nous, voire sur la même planète. Je pense que cette élection était in-ga-gna-ble, et pourtant,
Ségolène a fait un score très honorable. Ma cruauté naturelle m'oblige à rappeler qu'en tout cas c'était mieux que Jospin 5 ans avant (il paraît qu'il le reconnaît enfin pleinement !)
Enfin, depuis 2 ans, ce qu'elle fait ne me semble pas si mal. La Présidente de région est reconnue pour ses compétences, elle a failli gagner la direction du PS (et, de nouveau, ma cruauté
naturelle me pousse à dire qu'elle a gagné vraiment la direction du PS !) et elle voit, peu à peu, toutes ses « intuitions » politiques récupérées, l'une après
l 'autre, par ses (nos) « camarades » et même au-delà !
Voilà. Ce n'est pas forcément un hommage « posthume ». C'est une femme « debout » dit-elle, elle a l'énergie pour rebondir, peut-être très bientôt. Mais, quoi qu'il en soit,
il m'a semblé sain de rendre à Ségolène un bout de ce qui est à Ségolène.
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/01/04/rendre-a-segolene_1287090_3232.html
Noël Mamère : "Ségolène Royal est une irresponsable pour des raisons démagogiques et populistes"
http://tv.lepost.fr/2009/09/03/1680489_noel-mamere-ne-decolere-pas-sur-la-taxe-carbone.html
Les Verts attaquent Ségolène Royal
NOUVELOBS.COM 1 05.09.2009
"Une crise écologique touche la planète, il y a peut-être des choses plus urgentes que de s'occuper de 'Royal 2012", fait valoir Jean-Vincent Placé, le numéro 2 des Verts. Pour sa part, Manuel Valls (PS) "doute qu'elle soit la candidate écologiste qu'elle prétend incarner".
La taxe carbone fait des vagues
Cécile Duflot a repris de volée Ségolène Royal, sans la nommer. "Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité"
Daniel Cohn-Bendit: Daniel Cohn-Bendit (Europe-écologie) a qualifié de "ridicule" et "aberrant" le point de vue de Ségolène Royal sur le projet de taxe carbone, qualifiée vendredi par la présidente PS de Poitou-Charentes d"'impôt injuste".
"Elle est à l'est avec ce qu'elle a dit", a lancé le leader d'Europe-écologie sur Europe 1. "Ce qu'elle a dit est complètement ridicule, absolument ridicule".
UMP =»>L'UMP fustige "le reniement et la tactique politicienne" du PS et de Royal
Yves Jégo: "Ségolène Royal est une femme sans parole"
"En s'attaquant à la fiscalité écologique à La Rochelle, Mme Royal a sans doute réussi a reprendre une forme de leadership sur le PS face à sa grande rivale Martine Aubry, mais elle a surtout montré que, pour briller un instant, elle était prête à tous les renoncements et toutes les démagogies", a lâché Yves Jégo.
http://www.lepost.fr/article/2009/08/31/1676116_yves-jego-segolene-royal-est-une-femme-sans-parole.html merci à pierre Alain
http://www.lepost.fr/article/2009/12/29/1862681_l-annulation-de-la-taxe-carbone-par-le-conseil-constitutionel-une-victoire-royal.html merci à Melkiore
Aubry: "Nous sommes en accord total avec les Verts"
http://web.isuisse.com/actu/politique/320567
Aubry: sur la taxe carbone, Sarkozy "vient sur nos propositions" 09/09
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste (PS), a affirmé que Nicolas Sarkozy avait rejoint les propositions de son parti concernant la taxe carbone, mercredi, à l'issue d'un entretien avec le président de la République
Aurélie Filipetti : Je suis favorable à une fiscalité, si elle porte sur l'ensemble des énergies, et pas seulement sur les énergies fossiles. Il faut aussi inclure l'électricité en provenance des centrales nucléaires. La fiscalité est indispensable pour modifier les comportements. Là-dessus, je ne suis pas d'accord avec Ségolène Royal. Ça pèsera sur le pouvoir d'achat, mais ce sera bénéfique à long terme. On n'a pas le choix. Sinon, dans vingt ou trente ans, demain donc, on aura des conflits mondiaux pour accéder aux sources d'énergie.
Manuel Valls: Un sentiment de confusion s'est installé à propos de la position des socialistes après l'intervention de Martine Aubry et les déclarations étonnantes de Ségolène Royal, qui commet une grave erreur d'appréciation. Dès lors, je doute qu'elle soit la candidate écologiste qu'elle prétend incarner. Nous devons dire la vérité aux Français et refuser tout populisme dès que l'on touche à la fiscalité. Prenons d'autant plus nos responsabilités alors que le gouvernement s'apprête à dénaturer la taxe carbone tant dans sa finalité que dans ses modalités de mise en œuvre
http://www.latribune.fr/opinions/20090903trib000417887/oui-je-suis-favorable-a-la-taxe-carbone.html
Laurence Rossignol: Quand Ségolène Royal parle, cela n'engage qu'elle- Et estime que sur le sujet, Ségolène Royal ne représente pas le PS mais "parle en son propre nom".
Lang: « Sur la taxe carbone, Ségolène Royal a tort »Le député du Pas-de-Calais appelle le PS à respecter ses engagements et traite l'ex-candidate à la présidentielle de populiste. Il épingle le gouvernement pour sa communication désastreuse
HABITAT. Les députés ont diminué de 25 % à 15 % les crédits d'impôt pour le renouvellement de fenêtres et l'installation de chaudières économes
Des incitations fiscales moins vertes A partir du 1er janvier, un amendement un peu surprenant va obliger les Français qui comptaient rénover leurs maisons à refaire leurs comptes. Les députés ont approuvé, le Il décembre, le texte du député UMP Michel Bouvard, avec l'accord du gouvernement, qui modifie assez considérablement les réductions d'impôt sur un certain nombre de travaux destinés à économiser de l'énergie.
L'État veut économiser sudouest.com
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/819505/mil/5537778
Lettre de Ségolène Royal à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007
http://www.wat.tv/video/estrosi-royal-chevet-heuliez-20wgp_1ezx5_.html
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c86a_1920
Le véhicule qui sortira des chaines d'Heuliez dés le début de l'année, un pick-up développé par la PME charentaise Eco&Mobilité:
SimplyCity pick-up
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Le sommet de Copenhague était « la » rencontre attendue par le monde. Des dizaines de pays, associatifs
et scientifiques se retrouvaient pour définir un triple cadre à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique : des objectifs, des engagements, et une aide financière pour les pays les
plus pauvres. En Sarkofrance, Nicolas Sarkozy s’était saisi du sujet avec délectation, dès les premiers jours de la présidence française de l’Union Européenne en 2008. 18 mois plus tard, le
sommet est un fiasco. Nicolas Sarkozy n’est pas le seul responsable de cet échec, mais la France a mal joué.
Les raisons de l’échec
A Copenhague, si la prise de conscience des problèmes était partagée, les obstacles étaient nombreux. Barack Obama ne voulait (pouvait ?) pas engager son pays trop fermement. La Chine était
prêt à quelques efforts mais, dictature oblige, il lui était hors de question de laisser qui que soit vérifier la réalité de ces efforts. L’Union Européenne s’est révélée incapable de parvenir
à une position commune et forte, secouée par les initiatives nationales de certains, la France en tête. Les pays en développement attendaient des efforts financiers lourds. Le Brésil voulait
comptabiliser ses désastreuses dépenses en carburant « vert » au crédit de ses efforts contre le réchauffement climatique. L’Europe du Nord ne voulait pas entendre parler de
déforestation.
Sur place, les
pays en développement accusèrent le Danemark de comploter sur leur dos avec la Chine et les Etats-Unis. Last but not least, toute décision à
Copenhague devait passer par un consensus des Etats participants. Autrement dit, une
mission impossible.
Un argument électoral.
A l’issue des élections européennes de juin dernier, Sarkozy avait joué de l’écologie comme un nouvel argument électoral pour les prochains scrutins. Les caméras de télévision suivaient
Jean-Louis Borloo dans ses nombreux déplacements aux quatre coins de la planète pour convaincre les chefs d’Etat de cautionner une proposition française. Pour valoriser son argument électoral,
Nicolas Sarkozy a joué les Etats contre l’Europe, les convergences bilatérales contre les positions collectives. C’est sans doute le plus frappant de cet échec. La Sarkofrance a cherché l’appui
de la Chine, du Brésil, de l’Afrique, avant de solidifier - quitte à s’effacer - une position européenne commune et forte. Sarkozy valorisa Lula davantage que Barroso, Merkel ou Brown. Quelques
jours avant le sommet de Copenhague, il s’affichait avec Brown. Quelques jours après la timidite recommandation européenne, il surprenait tout le monde en proposant un projet
franco-africain...
La France s’est agitée ... pour rien
»Il n’est pas trop tard pour agir. on a une base pour aller plus loin. On a un accord politique. Certes, c’est 28 pays, mais c’est 90% des émissions de gaz à effet de
serre. » a tenté d’expliquer Chantal Jouanneau, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie du gouvernement Sarkozy. L 'AFP constate que Sarkozy a échoué. Le site de l’Elysée, si prompt à célébrer le moindre battement de cils
du Monarque, est curieusement discret sur les résultats du sommet. Samedi 19 décembre, en soirée, aucune publication n’encombrait la
page d’actualités du site présidentiel. Tout juste comprend-t-on que Nicolas Sarkozy ne travaillera que mardi et mercredi prochain.
Depuis samedi, l’Elysée a chargé la diplomatie onusienne: « Ce sommet a révélé néanmoins les problèmes du processus décisionnel onusien qui a montré toutes ses limites et qui semble en bout
de course. » a critiqué l’UMP. Comme le rappelle Rue89, le problème était
ailleurs, dans l’incapacité des grands pays à vendre leurs positions, par ailleurs disparates.
L’Amérique... absente ?
La presse américaine n’est pas dupe. Les conseillers de Barack Obama ont tenté de valoriser leur champion. Mais Barack Obama pensait à autre chose. Son agenda est national (avec la réforme du
système de santé), et, comme l’a rappelé Daniel Cohn Bendit, il ne pouvait pas rattraper 8 années perdues de bushisme. D'autres expliquent au contraire qu’Obama a sauvé le sommet du fiasco complet. Sans son intervention, aucun accord politique, même
minimaliste, n’aurait été signé.
Des réactions négatives
La reculade des pays les plus riches est « historique » estiment les écologistes. La déclaration de Copenhague laisse les pays fragiles sur le bord de la route. Pour le délégué soudanais, tête de file de nombreux
Etats africains, C’est « le pire de l'histoire ». Pour Nicolas Hulot, « Nous avons bradé l’avenir de nos enfants ».
Sans blague ? Pour Attac, ce sommet est une « honte morale». Martine Aubry, pour le Parti Socialiste, rappelle que « Conclure le sommet sur une déclaration
d’intention de contenir à 2° le réchauffement d’ici 2050 sans dire comment, ne peut être considéré comme un résultat : c’était le point de départ du sommet! » Les Verts résument le
problème: « Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d'importance. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l'Europe a péché par sa désunion et son absence de
leadership » a expliqué la porte-parole du parti écologiste.
En France, Copenhague a fait deux victimes : Nicolas Sarkozy a perdu de sa crédibilité internationale. Et Jean-Louis Borloo est handicapé dans sa route vers Matignon. Mardi, François Fillon essaiera quand même de
vendre quelques centrales nucléaires à la Chine. Le rapprochement avec la grande dictature servira bien à cela...
http://www.marianne2.fr/Copenhague-a-fait-au-moins-deux-victimes-Sarkozy-et-Borloo_a183196.html
C’est un coup dur pour le Laboratoire des idées, qui devait être le bras armé de la remise au travail intellectuel du PS sous l’ère Aubry ; Lucile Schmid, sa
vice-présidente, a décidé de claquer la porte. Ce haut-fonctionnaire de 47 ans, proche d’Arnaud Montebourg, constate « l’absence d’organisation d’un débouché politique qui aurait permis de
traduire en concepts » l’activité de cette structure qui, lancée au printemps, n’a que modérément fait parler d’elle. On se disait que le « Lab », présidé par Christian Paul et chargé par Martine Aubry de jeter les bases d’une nouvelle vision
de la société tout en retissant des liens avec le monde intellectuel, travaillait dans la discrétion. « En fait, il n’est parvenu à trouver ni son rythme ni sa place ni à prendre en
compte la complexité du réel » assure Mme Schmid.
A l’écouter, l’instrument désigné pour assurer le « réarmement idéologique » du parti socialiste se serait enrayé. La machine souffrirait de deux maux. D’abord, elle n’a
pas été orientée pour réfléchir sur des thématiques réellement en lien avec des enjeux que la gauche doit prendre à bras le corps. « Les groupes de travail auraient du être constitués une
fois identifiés les grands thèmes du projet du PS pour faire émerger de vrais clivages avec la droite » estime Mme Schmid. Les intitulés de la quinzaine de groupes constitués par le « Lab »
(« le modèle de l’après-crise », la « civilisation numérique » ou « le partage des richesses ») sont, en effet, problématisés à dose homéopathique. Les mauvaises
langues diront, évidemment, que depuis un an, le projet de la direction du PS ne saute pas aux yeux… « L’intégration n’a pas vraiment pu être menée à bien; les instances du PS
comme le bureau national ont eu tendance à nous considérer comme de purs intellectuels » soupire Mme Schmid. Pour elle, le retard pris par la préparation de la convention sur le «
nouveau modèle économique et social » confirme un évident manque d’allant de la direction sur le terrain des idées.
Co-fondatrice du Nouveau parti socialiste (NPS) en 2002 et signataire de la motion Aubry au congrès de Reims, Lucile Schmid – qui, conseillère régionale sortante en
Ile-de-France, n’a pas été reconduire sur la liste des Hauts-de-Seine, ce qui n’a sans doute pas contribué à la rendre plus conciliante – se désole d’une réalité qui lui donne à voir « trois
partis socialistes ». D’abord « l’appareil, le PS des choses sérieuses, celui qui s’occupe des désignations aux élections mais dont le processus de fonctionnement est dominé par les
courants et qui se désintéresse largement des compétences et de l’expérience » de ceux et celles qu’il promeut. Ensuite, « le PS des secrétariats nationaux qui ne fonctionne pas bien
puisque le débouché politique n’est pas assuré et enfin le parti des militants qui se sent abandonné et quelquefois stigmatisé par la population ». Sur son blog, Mme Schmid met cependant les choses au point : elle n’ira pas voir du côté d’Europe-Ecologie.
Le malaise autour du Laboratoire des idées était déjà sous-jacent en juin, lors du séminaire de Marcoussis où l’équipe de Christian Paul était censée donner un premier aperçu de sa féconde activité. On n’eut, en définitive, droit qu’à un best-of des analyses socio-politiques dans l’air du temps et à une ribambelle de témoignages de Français, le tout accompagné d’un énième discours sur le thème du « attention le PS est de retour ». Dans les mois qui ont suivi, le « Lab » a fait dans la discrétion. Il y a quelques semaines, en sortit toutefois une note de 36 pages consacrée au partage des richesses et aux inégalités. Un travail de bonne facture mais plus « techno » que stratégico-politique. On eut surtout le sentiment qu’il s’agissait de faire pièce à la production foisonnante de Terra Nova.
La démission de Lucile Schmid pose plusieurs questions. Elle renvoie en premier lieu au statut des intellectuels dans le parti socialiste. Parmi les chercheurs et têtes bien faites qui avaient été convaincues de revenir dans le giron du PS, certains ont fini – bien avant sa vice-présidente – par déserter le Lab faute d’y avoir trouvé quelqu’intérêt. Tous ne sont certes pas dans cet état d’esprit mais peu d’intellos se sont jusqu’alors fait écho d’un bouillonnement idéologique du côté de Solferino. Cette défection, outre qu’elle jette une ombre sur le slogan préféré de Martine Aubry (« j’ai remis le PS au travail ») pose aussi une nouvelle fois les limites du discours sur les valeurs. Enfin, si le Laboratoire des idées du PS tarde à démontrer son utilité, n’est-ce pas précisément parce que le vrai laboratoire des idées, ce seront les primaires ouvertes ? Cette thèse, très en cour, n’est pas celle de Lucile Schmid. « Pour éviter que lors des primaires les questions de personnes prennent le pas sur les clivages politiques, il faut bâtir un corpus politique partagé par tous ; or, c’est cette mission que le Laboratoire des idées devrait être capable remplir » souligne-t-elle.
Jean-Michel Normand
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2009/12/20/coup-de-froid-sur-le-laboratoire-des-idees-du-ps/
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